Trente mois en Haïti – 2eme partie

Nous avons évalué chaque maison et marqué avec une étiquette verte, jaune ou rouge, et enregistré des informations structurelles et sociales détaillées en utilisant les PDA. Nous avons non seulement procédé à des tâches d’ingénierie, mais nous sommes également devenus des conseillers et des travailleurs sociaux. Les gens ont commencé à retourner dans leurs maisons respectives grace au plan de sécurité etabli, celles étiquetées en vert. La population des camps temporaires a ainsi diminué à 700 000 personnes à la fin de 2010.

Nous avions estimé que la quantité de débris qui existait dans le pays, sur la base de données que nous avions développé, était de 8,9 millions de mètres cubes (314 millions de pieds cubes). A partir de cette estimation, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’USAID sont venus avec un plan pour prendre soin des débris.

Nous avons pu identifié plus de 120 000 maisons marqués en jaune  avec des dégâts partiels. Elles étaient encore dangereux, mais relativement facile à réparer. Le célèbre programme de reparation maison jaune ou Yellow House est né ici. Lors de l’évaluation initiale de ce programme, nous avons identifié plus de 80 000 bâtiments effondrés ou gravement endommagés, qui étaient targué en rouge. Certaines ONG ont commencé à détruire ces bâtiments. Ce programme a remporté le prix du projet de l’année de l’UNOPS et de la Banque mondiale. Ce n’était pas un travail pour tout le monde. Nous avons souvent été répartis dans les communautés instables et dangereuses, mais les membres de gangs notoires  ont parfois même aidé à guider nos ingénieurs. Souvent, une catastrophe fait ressortir le meilleur chez les gens. Haïti ne fait pas exception.

L’étape suivante a été la reconstruction. Au début de 2011, nous étions encore aux prises avec cette situation: plus de 700.000 personnes sans-abri et une quantité phénoménale de débris et de bâtiments à moitié effondrée. Personne ne savait par où commencer. Nous avons finalement eu l’idée de «Ceuillir les fruits mûrs» comme une stratégie de reconstruction. L’objectif était les 120.000 maisons étiquetées en jaune. Elles ont été endommagées, mais nous avons découvert qu’elles étaient réparables. Financé par l’USAID et l’OFDA PADF, nous avons formulé un programme de réparation, un peu comme nous l’avions fait pour le programme d’évaluation des dommages. Notre expérience de travail dans les communautés haïtiennes pauvres pour les 12 derniers mois a été la clé. A cette époque, j’avais commencé à comprendre ce qui fait réagir les gens. Je suis donc devenu en quelque sorte  un anthropologue culturel.

D’abord nous avons développé une ligne directrice APPROUVÉE du MTPTC et conforme aux normes internationales  pour la réparation de dégâts sismiques  . Basé sur cette ligne directrice, nous avons formé une équipe de contremaître maçons et des directeurs d’ingénierie. Nous avons même fait venir par avion  de San Diego un contremaître maçon américain pour former le premier lot de formateurs de maçons. Formez les formateurs était la meilleure façon d’établir une base solide. Plus de 6,000 maçons et 600 ingénieurs ont été finalement formés de cette façon.

Ensuite, nous avons sélectionné des petits entrepreneurs commerciaux pour travailler sur ce programme. C’était innacoutumé en Haïti. Habituellement, les ONG engageait maçons et ouvriers euxmêmes ou faisaient venir des volontaires internationaux, sans inclure le secteur commercial Haïtien. En conclusion:  Bien financés, malgre leurs bonnes intentions, les ONG furent directement engagés dans une concurrence avec les entreprises locales. C’est ainsi qu’Haïti a perdu beaucoup de ses industries, y compris les entreprises agricoles. Ce n’était pas facile de rivaliser avec le programme de«riz gratuit.” Cette pratique courante involontairement avait créé une société qui ne peut se soutenir sans aide étrangère continue. Le secteur commercial a été détruit et l’emploi devint difficiles à trouver. Le taux de chômage était de plus de 80 pour cent. Notre but était de faire quelque chose de différent: investir et former de petites entreprises commerciales Haïtiennes et les aider à grandir.

Découvrez comment l’embauche d’entrepreneurs locaux a marquer une différence. Lire la 3eme partie  de “Trente mois en Haïti”

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